Si l’on demande à des utilisateurs particuliers et même à certaines PME de quelle manière ils procèdent aux sauvegardes, la réponse est souvent très surprenante : « Les ordinateurs d’aujourd’hui sont extrêmement sûrs ; et jusqu’à présent, il ne s’est jamais rien passé. Nous gravons nos données sur DVD plusieurs fois par an – c’est suffisant !

Certes. Jusqu’au premier crash du disque dur. Ou jusqu’au jour où le contenu collant d’un verre de coca-cola renversé se fraiera un chemin à l’intérieur de l’ordinateur portable. Ou que le système plante et emporte avec lui toutes les données contenues dans l’ordinateur.

Miser sur la sécurité
Ceux qui préfèrent jouer la carte de la sécurité enregistrent leurs données régulièrement à différents endroits et sur différents supports. Sur un disque dur externe, par exemple – et au même rythme sur un support de données amovible. En principe, les données devraient être dupliquées au moins une fois – pour une sauvegarde aussi complète que possible !
Mais le terme « sauvegarde » ne signifie pas la même chose pour tout le monde. Commençons donc par donner une définition du terme.

Synchronisation: les données se trouvant sur le support source (par ex. un PC) et le support cible (disque de sauvegarde) ont la même actualité. Sur les téléphones portables/PC (et souvent sur les ordinateurs portables/PC), les données sont souvent synchronisées mutuellement. En principe, on parle de sauvegarde uniquement quand le support cible est adapté en fonction du support source.

La sauvegarde complète est le terme utilisé pour désigner la sauvegarde de l’intégralité des données existantes. C’est-à-dire que la totalité des données sera sauvegardée, et pas uniquement celles qui ont été modifiées depuis la dernière sauvegarde. Cette solution présente bien entendu l’inconvénient de devoir transférer un très gros volume de données.

Sauvegarde incrémentielle: elle sauvegarde uniquement les données qui ont été modifiées depuis la dernière sauvegarde incrémentielle ou complète. Ce qui réduit nettement le volume des données transférées ! Mais un problème demeure cependant : il faut que toutes les sauvegardes effectuées depuis la dernière sauvegarde complète soient présentes pour la « restauration ».

Les sauvegardes différentielles offrent une solution intermédiaire : toutes les données modifiées depuis la dernière sauvegarde complète sont sauvegardées. Et pour la restauration, la dernière sauvegarde complète et la dernière sauvegarde différentielle suffisent. Le volume de données transférées est à mi-chemin entre les deux variantes citées plus haut.

Les archivages servent à conserver les versions des sauvegardes précédentes. Ce qui est pratique si l’on a effacé par erreur des grandes quantités de données et que l’on a besoin de consulter d’anciennes données !

Les images sont des représentations d’un support de données (disque dur ou partition de disque dur) qui contiennent la totalité des données enregistrées sur ce support ; lors de la sauvegarde, seules les données sélectionnées seront conservées.

Sauvegardes : mettre ses données en lieu sûr avant qu’il ne soit trop tard!
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La sauvegarde proposée par Hostpoint
Différentes options permettent de conserver ses données Internet, ses e-mails et ses banques de données de façon véritablement fiable. La sauvegarde de tes données sur nos serveurs est assurée par ce que l’on appelle les tâches cron, c’est-à-dire des actions régulières effectuées automatiquement. Mais cela demande toutefois un peu de savoir-faire. Le fonctionnement de ces tâches automatiques est expliqué ici.
Notre support technique t’aidera avec plaisir. Il pourra également t’expliquer comment procéder pour te faire envoyer ta sauvegarde via FTP.
Bien évidemment, nous conservons aussi tes données de notre côté – juste au cas où. La restore (restauration) de tes données est un service supplémentaire que nous proposons et facturons. En effet, cette procédure exige un travail supplémentaire que nous nous voyons obligés de facturer à nos clients.

L’alternative ?
« Sauvegarder » soi-même ! Il existe des outils pratiques qui sauvegardent automatiquement les données grâce à un disque dur externe, par exemple rsync, robocopy, Genie Timeline ou acronis (qui fonctionne également pour la sauvegarde dans le nuage). Pour les utilisateurs Apple, il est recommandé d’utiliser le programme intégré TimeMachine.
Et comment se fait la sauvegarde dans les systèmes de stockage en nuage sur Google, Apple, Dropbox et autres solutions similaires ? Tu peux y recourir – si tu souhaites transmettre des informations intéressantes sur toi, tes activités professionnelles et tes amis aux services secrets américains. Car, comme cela a été récemment confirmé, même le cryptage n’offre pas une protection absolue contre les lecteurs indiscrets.

Utiliser RAID comme solution de sauvegarde : à éviter !
Un disque RAID, autrement dit un disque dur redondant à petit prix, qui fait systématiquement la même chose que le « disque dur principal » et qui contient par conséquent toujours exactement les mêmes données système et de travail, est une solution fantastique en cas de crash de disque dur : toutes les données sont préservées.
Cela voudrait-il dire que c’est comme une sauvegarde complète ? Malheureusement pas : une donnée originale endommagée est également sauvegardée en version endommagée sur le DISQUE RAID. Et si tu as effacé un dossier important sur ton disque dur par erreur, le disque RAID l’effacera également, docilement. Et le dossier a disparu pour toujours ! Trop tard. Alors que si tu avais fait une sauvegarde digne de ce nom…

Sauvegardes: mettre ses données en lieu sûr avant qu’il ne soit trop tard!

Sandro Bertschinger

Sandro pendant longtemps, il a trouvé les ordinateurs relativement ennuyeux. L’élément déclencheur a été une console de jeux, à savoir un Amiga 500. Avec l’arrivée d’Internet et la possibilité de créer des sites Internet «cool», le thème des ordinateurs était plutôt au cœur des préoccupations. En 2001, il a alors croisé par hasard le chemin d’une SSII.

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